
Le centre spatial Kennedy de la Nasa à Cap Canaveral,en Floride,le 20 mars 2026 aux Etats-Unis. (NASA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA )
La Nasa a annoncé mardi 24 mars qu'elle allait suspendre le projet de construction d'une station spatiale autour de la Lune,nommée Gateway,afin de concentrer ses efforts sur la création d'une base sur le sol lunaire,pour laquelle 20 milliards de dollars (17,20 milliards d'euros) ont été promis. La base lunaire sur laquelle la Nasa recentre ses efforts devrait commencer à être construite à partir de 2029 et à être occupée de manière semi-permanente à partir de 2032. Cette décision doit permettre de rediriger les efforts et des ressources vers la construction de la base près du pôle sud lunaire déjà envisagée. La zone est stratégique en raison de la présence d'eau sous forme de glace dans ses sols.
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"La base lunaire ne verra pas le jour du jour au lendemain. Nous investirons environ 20 milliards de dollars au cours des sept prochaines années et la construirons au fil de dizaines de missions,en collaboration avec des partenaires commerciaux et internationaux",a-t-il ajouté. Le programme Artémis de la Nasa prévoit de renvoyer des astronautes sur la Lune et d'y établir d'une présence humaine durable,en vue de préparer de futures missions vers Mars.
Pression de la Chine
Mais face aux multiples retards et explosions des coûts qu'il a enregistrés et face à la pression de la Chine,qui ambitionne également d'envoyer des hommes et d'établir une base sur la surface lunaire dans les années à venir,la Nasa cherche aujourd'hui à simplifier et accélérer ce programme. Elle avait annoncé fin février de premiers changements importants destinés à augmenter la cadence et rattraper le retard.Dans ce contexte,la suspension de l'ambitieuse station Gateway était attendue,ce projet ayant été qualifié de gaspillage financier par rapport à d'autres ambitions lunaires. Cette station en orbite devait servir aux projets d'explorations lunaires mais aussi de recherche scientifique,et était pensée comme point d'étape pour de futures missions vers Mars. La question se pose maintenant de savoir ce qu'il va advenir des composants ou modules de Gateway déjà construits ou en cours de développement,qui sont pour certains fournis par des partenaires internationaux,dont les agences spatiales européenne (ESA) et japonaise (JAXA).